28.01.2008

Votre réseau est-il efficace?

L’utilité du réseau a été abordée dans un précédent billet et la gestion de son réseau personnel dans le billet sur le PKM. Cela s’adresse aussi bien aux professionnels qu’aux étudiants. Cependant, avoir un réseau efficace ne va pas de soi. Pour bien utiliser son réseau, il faut le connaître et être conscient de ses capacités. Pour ce faire, voici la méthode proposée dans le livre Développez et activez vos réseaux relationnels.

1. Cartographiez votre réseau

L’aide d’un logiciel tel que Freemind ou Mindmanager est appréciable dès plus de 30 contacts, ce qui est le cas de chacun.

Pour savoir si un contact doit être inscrit dans votre réseau, répondez à cette question : « Y a-t-il une réelle chance que cette personne veuille aujourd’hui répondre à une sollicitation de votre part, un tant soit peu impliquante ? »

Par ailleurs, distinguer votre réseau affinitaire de votre réseau professionnel. A vous de déterminer la limite entre une relation amicale et une relation professionnelle.

Noter les informations nécessaire pour chaque contact : coordonnées, emploi, anniversaire. N’hésitez pas à rajouter celles que vous trouvez nécessaires. L’objectif est de tout savoir sur quelqu'un en cliquant sur son nom.

Il est aussi utile d’évaluer chaque relation. Par exemple, vous pouvez ajouter une icône pour indiquer le moral de la relation : en froid, relation au beau fixe, pas satisfaisant... Vous pouvez aussi utiliser les couleurs pour renseigner sur l’histoire de la relation : en est-elle à ses débuts ? à la fin ? au maximum de ce que vous attendez d’elle ?

 

2. Réorganisez votre réseau géographiquement (par département) et par domaine d’activités

3. Faites ensuite les calculs suivants :

 

Nombre total de contacts

 

Nombre total de contacts personnels

 

Nombre total de contacts professionnels

 

Nombre de domaines d'activités

 

Nombre d'implantations géographiques

 

 

Puis, calculer les ratios suivants :

Nom du ratio

Méthode de calcul

Résultat

Degré d'affinité

Nombre de contacts personnels/ Nombre total de contacts

 

Variété du réseau

Nombre total de contacts/

Nombre de domaines d'activités

 

Ancrage territorial

Nombre total de contacts/

Nombre d'implantations

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Analysez vos résultats

Si le degré d’affinité de votre réseau est proche de 1, cela signifie que la plupart de vos contacts sont personnels. Si vous êtes étudiants ou jeune professionnel, cela est normal mais devra être modifié rapidement. Sinon, agissez !

Si le ratio indicateur de la variété de votre réseau tend vers 1, cela signifie que celui-ci est varié, dispersé. Le résultat indique le nombre moyen de contacts par domaine d’activité. Plus il tend vers 1, moins vous possédez de contacts dans chaque domaine. Cela signifie que vous connaissez quelques personnes dans beaucoup de domaines. Cela peut-être un avantage, mais la dispersion des forces a toujours été une stratégie à double tranchant. A contrario, plus il tend vers le nombre de contacts, plus votre réseau est thématiquement concentré. Il s’agit d’une force pour les domaines concernés, mais si vous changer de domaine ou avez besoin d’un information dans un autre domaine, vous êtes bloqué.

Il en va de même pour le ratio indicateur de l’ancrage territorial qui indique le nombre moyen de contacts par département.

5. Croisez les résultats obtenus

 

 

Diversité thématique

Nombre total de contacts/

Nombre de domaines d'activités tend vers 1

Concentration thématique

Nombre total de contacts/

Nombre de domaines d'activités tend vers le nombre de contacts

Territoire étendu

Nombre total de contacts/

Nombre d'implantations tend vers 1

Aucune concentration des forces : réseau amateur 

Concentration des forces et liberté d’action à grande échelle : réseau spécialisé conquérant

Territoire réduit

Nombre total de contacts/

Nombre d'implantations tend vers le nombre de contacts

Concentration des forces et liberté d’action à l’échelle locale : réseau de type électoral

Ancrage local spécialisé dans un domaine : réseau d’autorité locale

Chaque type de réseau a ses avantages et ses failles. L’évolution classique d’un étudiant est le réseau amateur, puis le réseau de type électoral, ensuite le réseau d'autorité locale et enfin le réseau spécialisé conquérant.

Ensuite, vous pouvez aller encore plus loin en établissant une stratégie-réseau en fonction d’un projet. Par exemple, votre projet professionnel, qu’il s’agisse d’être maçon en Ardèche ou cadre dans une entreprise du CAC 40, peut être réalisé grâce notamment à une stratégie-réseau. Pour cela, identifiez votre DREAM team :

- Les Décideurs : peuvent débloquer quelque chose dans un domaine ;

- Les Relais : permettent de rebondir vers un décideur, de recommander ou d’appuyer notre démarche auprès de la bonne personne ;

- Les Eveillés : ils sont toujours informés et savent où se trouvent les ressources ;

- Les Ascendants : ce sont les jeunes, ceux qui ont du potentiel. En les aidant, on les aide et ils nous aideront par la suite.

- Les Mentors : ils sont des soutiens précieux qui croient en vous. Ils vous tirent vers le haut et sont un facteur de progression important.

 

Vous voilà avec quelques éléments pour commencer une réflexion sur votre réseau personnel. N’hésitez pas à approfondir n’oubliez pas :

 

l’avenir appartient à ceux qui pratiquent la stratégie réseau.

 


 MOINET Nicolas et MARCON Christian. Développez et activez vos réseaux relationnels. Paris : Dunod, 2004 ou 2007

 Edition 2004, p.37

27.01.2008

La productivité personnelle, un problème de société

Comme nous avons pu le constater, les outils et astuces sont nombreux pour améliorer sa productivité personnelle. Alors pourquoi continuons-nous à être en retard et à reporter ce que nous avons à faire ? Une réponse toute faite serait : parce que l’être humain est par nature paresseux et partisan du moindre effort.

Si l’on regarde un peu plus loin et que l’on analyse nos vies, une chose saute aux yeux : nous avons bien plus de choses à faire qu’il n’est possible de réaliser en 24h. En effet, nous devons dormir et nous reposer car nous savons tous que travailler six heures d’affilées sans pause n’est le rêve que des employeurs. Entre le travail, les tâches ménagères et nos vies sociales et familiales, le temps nous manque. Cependant, cette recherche du temps a au moins un avantage : elle nous permet de nous remettre en question. En voulant gagner ces quelques minutes, nous interrogeons nos habitudes et nos façons de faire. Les entreprises se posent aussi des questions puisqu’elles ont compris qu’un employé qui a le temps de petit-déjeuner correctement, de déposer sans trop se presser ses enfants à l’école puis de venir à son travail, de faire une vraie pause à midi, de passer faire ses courses en débauchant et de récupérer ses enfants sans rentrer chez lui à 20h30 est un employé frôlant  le bonheur. Comme un employé heureux est un employé qui améliore sa productivité, les entreprises réfléchissent à des solutions pour rendre ce rêve possible. Ainsi, certaines se regroupent pour ouvrir une crèche, d’autres installent une salle de sport, un salon de coiffure ou de massage ou encore une conciergerie qui réserve des billets, repasse le linge...

L’amélioration de la productivité personnelle est une vraie question de société.  Cependant, à trop vouloir en faire, il ne faut pas oublier que nous ne sommes que des humains avec des contraintes biologiques.

23.01.2008

Connaissez-vous le Personal KM?

Par PKM, on entend Personal Knowledge Management qui peut être traduit en français par la « gestion des connaissances personnelles ».

Et le rapport avec la productivité personnelle ? Le Personal KM est une optimise la productivité personnelle : c'est la gestion des compétences personnelles, la gestion de notre savoir, informations et connaissances, et la gestion de notre réseau personnel (et de toutes les ressources qu’il possède)… Et qui dit meilleure connaissance de soi, dit meilleure connaissance des autres et croissance du potentiel non ?

La notion de PKM n’est pas nouvelle, Steve Barth (journaliste informatique) la définit de la façon suivante : « Le Personal Knowledge Management met en jeu un ensemble de techniques et d’outils relativement simples et peu coûteux que chacun peut utiliser pour acquérir, créer et partager la connaissance, étendre son réseau personnel et collaborer avec ses collègues sans avoir à compter sur les ressources techniques ou financières de son employeur ». (2001)
Selon Jason Frand and Carol Hixon (chercheurs - UCLA), le Personal Knowledge Management est l’utilisation des technologies pour manager l’information dans un sens voulu, (en anglais : « Personal Knowledge Management attempts to utilize the computer to help the individual manage the information explosion in a meaningful way ».) 
Le Knowledge Management c’est principalement dans l’entreprise la gestion des compétences des employés, la gestion des connaissances de l’entreprise et la gestion des ressources. Le Personal KM reprend des principes similaires, gestion des compétences personnelles, gestion des données, informations et connaissances personnelles et gestion du réseau personnel.

Voici les 10 compétences du Personal KM selon le consultant Roland Hyams :

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Dans un prochain billet, nous expliciterons les moyens et outils pour répondre aux critères du Personal Knowledge Management, à savoir gestion des compétences personnelles, gestion des données, informations et connaissances, et la gestion de son réseau personnel

Et pour aller plus loin :
Outils Froids (Christophe Deschamps) billets sur le PKM
Jason Frand et Carol Hixon Recherches sur le PKM

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